Battue !

« Un collègue m’a demandé comment de battue, j’étais devenue battante »

BattueAuteur : Virgine Vanos
Date de sortie : Février 2013
Nombre de pages : 230
Prix : 22.50€ en format papier et 1.99€ en format pdf
Genre : Fiction semi-autobiographique

Il n’y pas longtemps de cela, j’ai discuté avec Bianca du blog White Brittle Bird. Le sujet : peut-on rire de tout ? Bien que j’ai été à l’initiative de cette question, nous étions toutes les deux à peu près du même avis. J’ai été très surprise quelques jours plus tard en voyant le préambule de Virginie Vanos qui traite du même sujet !  Sa vision des choses m’a d’autant plus donné envie de lire son roman.

Je ne sais pas sur quel pied danser quant à ce livre. C’est difficile de chroniquer un livre qui contient une part d’autobiographie. Comment pourrai-je juger de l’histoire et des évènements quand je ne sais pas où commence la fiction et où s’arrête la réalité.

Alors je ne vais pas vous dire que je ne comprends pas pourquoi elle n’est pas partie alors qu’elle en a eu l’opportunité  des milliers de fois (c’est ce que des tas de gens disent dans ces cas-là, mais c’est tout ce qu’il ne faut pas faire !), je ne vais pas non plus parler du comportement aberrant des ses parents qui ont eu un comportement passif pendant presque toute la durée du livre, ni de sa belle-famille qui à l’air factice tellement les scènes ont l’air surjouées.  Non, moi je vais plus me concentrer sur le style d’écriture.

Quoi qu’il en soit, je félicite l’auteur d’avoir pu mettre ce roman au monde. C’est toujours difficile d’écrire un livre car on laisse toujours un peu de soi dans ces moments-là. Ce doit être d’autant plus difficile quand ce roman contient une part d’autobiographie.

Comme je te l’ai dit, je ne peux pas déterminer où commence la fiction et où elle s’arrête. Ceci dit, j’ai trouvé certains dialogues quelques peu exagérés, joués à outrance. Je ne dis pas qu’ils sont faux ou que les évènements n’ont pas pu se passer comme ça, loin de là ! Je dis seulement qu’ils sont mal narrés. Ils pourraient être beaucoup mieux tournés. Parfois, j’avais l’impression de lire une rédaction écrite par un enfant.  En gros, ça donnait un peu ça : « le loup a faim. Le loup va dans la cuisine. Ah ! Ça tombe bien, il y a une tarte en train de refroidir sur le rebord de la fenêtre. Comme le loup a très faim alors le loup mange la tarte » ! Vous voyez où je veux en venir ?

Du coup, on a affaire à un véritable paradoxe puisque dans le même temps on affaire à un véritable name-dropping . C’est-à-dire que le personnage principal dissémine des noms pendant tout le livre. Des noms d’auteurs, d’œuvre, de personnes. Mais ça fait trop. Je veux bien que le personnage principal soit cultivé, érudite et intéressée par beaucoup de choses., mais ça fait vraiment lourd au bout d’un moment. Et ça m’a fait penser à ce fameux diction: « la culture, c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale ». Je ne dis pas que le personnage n’a aucune culture, pas du tout ! C’est juste que ce n’était absolument pas nécessaire de mettre tous ces noms, ça n’apporte rien au roman. J’ai bien saisi que l’auteur voulait créer un effet de contraste entre le personnage principal qui fait des études, connaît le latin, est intéressé par le théâtre, et la lecture; et son amoureux qui a raté son bac cinq fois d’affilé et qui ne fait pas grand chose de ses journées. Mais justement, le contraste est peut-être trop renforcé.

Et puisqu’on parle de ce petit ami si fantasque et complètement démesuré dans ses actes, je suis très heureuse de voir que l’auteure ne s’aventure pas à le qualifier de pervers narcissique ou autre chose de ce genre que l’on peut entendre dans des situations semblables et j’apprécie le geste.

Laquestion des femmes victimes de violence est un sujet qui m’a toujours intéressé et j’ai aimé lire ce livre.
J’ai aimé assister à la transformation du personnage, à la façon dont elle s’est battue pour se sortir de là.
J’ai aimé, et c’est triste à dire assister aux scènes de disputes conjugales:familiales qui sont à la limite du vaudeville.
J’ai aimé la personnalité du personnage principal.
J’ai aimé la fluidité et la facilité de lecture.
J’ai aimé l’écriture à la première personne qui nous rend plus  proche du personnage principal.
Et surtout, j’ai aimé la fin qui se termine en véritable apothéose !

En dernière note je voudrais féliciter l’auteure d’avoir pu coucher sur le papier de telles expériences et d’avoir pu les partager. Je la remercie d’avoir été cette voix qui nous informe d’un fait de société dont on veut faire un tabou. Je la remercie d’avoir su me faire rire au travers de ces évènements tragiques. Et surtout, je la remercie de s’être battue et d’en avoir parlé !

Ma note : 👍

N.B. Vous pouvez retrouvez le roman de Virginie Vanos juste ici.

Publicités

4 commentaires sur “Battue !

  1. Aaw comme ça me fait plaisir de voir le nom de mon petit blog sur le tien, merci! 😀
    J’en ai marre de tes chroniques quand même, tu me donnes envie d’acheter trop de livres! hahaha
    J’ai déjà eu l’occasion de connaître un pervers narcissique alors voilà maintenant je serais curieuse de lire ce roman… Bravo! Ma PAL ne te remercie pas! :p

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s