J’avais 12 ans, j’ai pris mon vélo et je suis partie à l’école…

« Je suis l’une des rares survivantes qui aient eu la chance d’échapper à ce genre d’assassin »

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J’ai acheté ce livre dans le rayon témoignage de mon Furet du Nord et je ne le regrette absolument pas. Ce rayon n’est certainement pas celui que je fréquente le plus, j’ai même ignoré son existence pendant de longues années. En bref, je me suis aventurée dans ce rayon par rapport à mon parcours universitaire et j’ai acheté deux livres ce jour-là. Dont celui que je suis en train de chroniquer là, maintenant, tout de suite.

J’avais 12 ans est un roman témoignage absolument bouleversant qui raconte comment une jeune fille de 12 ans s’est faite ( s’est fait? s’est faite? je ne sais jamais…) enlevée alors qu’elle se rendait à l’école. Dans ce livre, l’auteure se confie et nous livre pratiquement jour-après-jour son calvaire qui n’a pas duré moins de 80 jours. 80 jours entre les mains d’un malade mental serial kidnappeur et maniaque sexuel, elle qui n’avait que 12 et ignorait tout de ces choses là (parce que je pense quand même qu’avoir 12 ans en 1995 c’est quand même un peu différent qu’avoir 12 ans en 2016).

J’admire la force de caractère qu’a pu avoir cette jeune fille pendant ces mois de séquestration et je l’avoue bien… je n’aurais pas pu agir de la même façon qu’elle.Jusqu’au bout elle a su tenir tête a son agresseur et a tenté de ne pas se laisser faire. Même une fois qu’elle a été libérée, elle avait l’air d’être une vraie pile électrique alors même que je l’aurais imaginé fébrile, fatiguée. Cette jeune fille a su garder la tête froide (en tout cas c’est ce que j’ai ressenti quand j’ai lu le livre car elle avoue elle-même être passée par des moments de folie) en tenant un décompte précis des jours qui passent, en continuant de faire ses devoirs et surtout en écrivant des lettres à sa famille. Elles n’ont pas toutes été retrouvées mais elles ont servies à inculper le criminel lors de son procès. On reconnaît bien le style d’écriture d’un enfant dans toute sa simplicité et sa candeur.Mais ce qui tranche le plus avec cette candeur c’est la violence de ce qu’elle tente d’expliquer à ses parents quand il la force à faire et à aimer des choses auxquelles une fille de son âge ne devrait même pas penser. Sa vigueur m’a vraiment étonné. Comme a t-elle pu trouver la force de crier sur son agresseur, de l’insulter et de faire des  »caprices » (  »Je veux pas manger ça c’est dégueulasse »,  »Je veux une copine!! ») quand on sait à quel point il pouvait la dégoûter et l’effrayer. Car ce qui est mis en avant dans ce livre c’est le caractère manipulateur du criminel, la façon dont il a pu entourlouper cette enfant en lui faisant croire que ses parents ne voulaient plus d’elle, qu’elle allait mourir tué par un certain  »chef » si jamais elle tentait de s’échapper, et à quel point elle devait être reconnaissante à son agresseur, qui se considérait comme son sauveur.

Il y a aussi l’après. Comment reprendre une vie normale après ça? Comment pouvoir faire confiance? Comment sortir dans la rue sans avoir peur. Sabine a t-elle réussie à avoir une vie normale suite à ça? Lisez le livre et vous saurez… Tout est raconté dans ce livre. Depuis l’enlèvement jusqu’au procès qui a eu lieu il y a au moins dix ans après si ce n’est plus. Sa confrontation avec son agresseur a été raconté aussi. l’acharnement des médias, le retour à la vie normale… Tout y passe!

Et il y a aussi ce qu’on apprend par la suite mais qui ne nous est pas raconté dans ce roman (car Sabine l’ignorait alors) et qui rajoute malheureusement une couche de scandale sur cette affaire sordide. Je parle de la femme de Marc Dutroux, le kidnappeur, qui était au courant de tous ces kidnappings (car il faut souligner que Sabine n’était pas sa première séquestration) mais qui n’a pas levé le petit doigt allant même jusqu’à cautionner ces crimes. Si vous voulez en savoir plus je vous mets un lien ici.

J’ai beaucoup aimé lire ce livre mais je ne le recommande pas à tout le monde. Il peut être dur à lire même si je sais que l’auteure s’auto-censure parfois pour éviter le plus pénible et je suis consciente que pour beaucoup d’entre nous, lire revient à s’évader dans un autre monde, pas à assister à un remake du journal télévisé!

Voili voilou, ce sera tout pour cet article qui j’en conviens aura été loin d’être une chronique très gaie! Si vous voulez parler de trucs un peu plus joyeux on peut le faire sur Twitter et Facebook. Vous descendez un peu et vous cliquez dessus si le cœur vous en dit. N’hésitez pas à partager cette chronique ou à cliquer sur  »J’aime ». On se revoit la semaine prochaine pour une nouvelle chronique et en attendant je vous fait de gros bisous lips-render

Bye 😉

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